Laure Conan…
Femme de lettres québécoise
Née en 1845 décédée en 1924
à la
Malbaie, Qué.
Les illusions n’ont pas la vie longue...
La religion du crime empoisonne
tout autant que celle
de la vertu...
Quand on avance sur le chemin,
la vie n’apparaît plus guère comme un devoir,
et l’on marche facilement au
sacrifice...
La sagesse de la femme est,
comme celle de l’homme,
toujours courte par quelque
endroit...
C’est bien singulier comme nous restons enfants
en certaines choses. C’est fort heureux
quant aux sentiments...
On sait rarement ce qu’on veut
et jamais ce qu’on
voudra...
La solitude est bonne pour les calmes,
pour les forts...
Le cœur a des besoins que Dieu seul contente.
Voilà pourquoi, malgré tout,
les saints
sont les heureux de ce monde...
C’est dans l’épreuve, c’est dans la souffrance
que se forme la sève robuste
qui fait un peuple fort...
Le patriotisme, qui fait les grands hommes,
fait
aussi les grands prodiges…
Dans les grandes œuvres,
il n’y a pas de petits ouvriers...
C’est le miracle de l’amour de n’avoir
pas besoin de
mots pour se comprendre...
Rien de grand n’a jamais eu
de grands commencements...
Un cœur patient est un cœur
triste...
La plus grande folie de l’homme,
c’est de croire que les choses arriveront
parce qu’il le désire...
Dans les grandes choses,
avant l’effort qui réussit,
il y a presque toujours des efforts
qui passent inaperçus...
Aimer une personne pour son apparence,
c’est comme aimer un livre pour sa reliure...
Rien n’est petit dans l’amour.
Ceux qui attendent les grandes occasions
pour prouver leur tendresse ne savent pas aimer...
Quels misérables nous serions,
si nous n’étions pas fiers de nos
ancêtres...
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