Conversation avec Maman dans l’au-delà…

 

 

 

Maman, je t'aime... 

 

J’aimerais tant que tu sois là pour que je puisse te donner tous les bisous et tous les câlins que j’ai accumulés au fil des ans pour toi.

 

Je sais que tu le sais… mais je te le redis... tu me manques tellement.  Je te parle souvent, je sais que tu m’entends, tu es là, mais je ne peux te voir, j’aimerais tant savoir si tu vas bien, si tu es guérie.  Tu veux te montrer à moi ? …

 

Tu te souviens ?

 

Un dimanche, il y a trop longtemps…. « ton corps est recouvert d’un drap blanc, soigneusement tiré, toi immobile sur un matelas d’hôpital, tu viens de nous quitter…  Mais ton visage resplendit, il n’y a plus ces traces de cette souffrance accumulée tout au long de tes dures années…  Tu es belle, sereine, je t’aime.  Je te vois enfin libérée, je te sens voltiger au-dessus de moi, je t’entends me dire merci de me laisser aller, merci de me redonner vie.

 

Tu as peut-être redonné vie à quelqu’un aussi, en lui permettant de voir la vie d’un autre oeil... voir enfin un magnifique lever du soleil...…

 

Ouff, Maman, j’écris ce texte et je te sens assise à mes côtés, je sens presque ta main me frôler, j’en ai des frissons, prends-moi dans tes bras, cajole-moi, embrasse-moi, j’ai tant besoin de toi…  (désolée, mes larmes coulent…)

 

Bon, je me reprends…  Maman, du temps où ta vie était à mes côtés, j’espère t’avoir donné le meilleur de moi-même.  J’aurais probablement pu en faire plus… mais  il me semble avoir tenté de te rendre des moments joyeux malgré tout, des surprises, des fleurs, des drôleries, surtout ma présence, mon amour, ma tendresse…  Parfois, je me culpabilise en me disant que j’aurais pu te donner plus de moi-même.  Parfois je me dis que c’est correct, que j’ai fait ce que je devais faire, avec tout mon coeur. 

 

Je sais, que je n’aurais jamais pu te remettre tout ce que tu as fait pour moi de ma naissance à…. ton départ, même si ta vie terrestre avait été plus longue.  L’amour qu’une mère donne à ses enfants est inestimable, irremplaçable, incomparable…

 

Tu es où Maman, je ne te sens plus, reviens à mes côtés s’il te plaît, je veux au moins te ressentir à  défaut d’avoir plus…  Il y a tellement longtemps.. trop longtemps…  Ah !  te revoilà, merci Maman…

 

Malgré tout, Papa était là pour prendre la relève en mon absence.  Bon, ce n’était pas le parfait bonheur, mais où est-il ce parfait bonheur sur terre…  Il t’a aimé de tout son cœur, tu le sais maintenant, juste qu'il manquait peut-être un peu de magie pour le dire…

 

Tu sais que je suis sur tes traces de souffrance, et oui, c’est commencé.  J’ai peur de faire vivre ce mal à mes enfants, je leur demande tellement, je leur demande déjà trop… et je m’en veux de leur faire subir… ils sont tellement jeunes… 

 

Pour mes enfants, je veux être là le plus longtemps possible, mais j’ai peur Maman, je sais qu’il n’y a rien à faire, j’ai peur de souffrir autant que tu as souffert… si ce n’était pas de mes enfants, je demanderais à ce que ma vie ici-bas s’arrête tout simplement, mais je ne peux pas leur faire cela…

 

Tu sais ?  quand je te parle, j’entends ta réponse… tu te souviens de la fois des rideaux hi hi…  une chance que tu m’as répondu, j’aurais tout bousillé…  Et là, maintenant,  j’entends ta phrase qui me dit…… 

 

Mais aide-moi à y arriver, donne-moi la force et le courage… soutiens-moi Maman… je veux bien, j’essaie, mais est-ce que je suis trop faible, trop fatiguée, trop à bout… je ne peux y répondre sauf que j’aimerais y arriver…  ce n’est pas la voie de la guérison mais au moins, peut-être, un espoir d’amélioration temporaire…

 

Ne t’éloigne pas Maman… reviens, donne-moi juste le temps de finir ta lettre…

 

Tu vois tes enfants, tes petits-enfants et tes arrière-petits-enfants comme ils sont heureux, comme ils sont biens, comme ils sont aimés…  une chaîne d’amour, de douceur et de tendresse qui se poursuit…

 

Je pourrais écrire pendant des jours, des nuits, mais je sais que tu dois y aller, j’espère ne pas t’avoir trop retenue…  tu reviendras me voir souvent hein Maman…  et n’oublie pas…

 

Je t’ai aimé, je t’aime, je t’aimerai toujours, petite Maman d’amour, tu es mon rayon de soleil, ma source…

 

Et j’espère que j’ai toujours été ton « Tendre-Soleil »...

 

Bisous et câlins tout plein pour toi... 

Maman...

Je t’aime

xxx

 

ATTENDS…..  JE T’AIME….

 

Bisous Maman, et reviens me voir souvent…

 

Oups, attends encore...  t'as pas d'adresse de courriel ?...

 

 

 (écris le 4 mai 2004)

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                                                                                             Fond:  Mamie Coucou  -  Texte:  Tendre-Soleil

                                   (avec l'autorisation de Mamie Coucou)

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