Origines
ou mythes de l’Halloween...
Autrefois, l’Halloween était une fête religieuse. Dérivé de l’anglais,
cela veut dire : All Hallow’s Eve, ou encore « La veille de la
Toussaint » (Hallow venant de Holy qui veut dire saint).
Bien avant l’ère chrétienne, les populations celtes
qui peuplent l’Irlande et la Grande-Bretagne, mais également le nord et l’ouest
de la Gaule, célèbrent le Sahmain ou Samain à la fin du mois d’octobre, au
6e jour de la lune montante très exactement. Cette fête marque
simultanément la fin de l’été, le début d’une nouvelle année et de la saison
hivernale, l’achèvement des récoltes et le retour des troupeaux à l’étable. Ce
jour-là, les druides partent en forêt cueillir le gui qui servira toute l’année
à préparer des « potions magiques » aux vertus médicinales. La nuit
tombée, les festivités peuvent commencer…
La communauté se retrouve autour du druide pour
remercier le soleil de ses bienfaits, autour d’un feu que l’on vient
d’embraser. Le druide
énonce ses prédictions pour l’année à venir et autorise chacun à prendre une
braise qui allumera un nouveau feu dans l’âtre familial, feu qui se doit de
brûler pendant l’année entière. Un détail surprend dans ce rituel
immuable : pourquoi tous les protagonistes sont-ils étrangement déguisés,
vêtus de peaux de bêtes ?
Pour les Celtes, pendant la nuit du Samain, la
frontière entre le monde des vivants et celui des morts n’existe plus. L’esprit
des morts est alors libre de revenir sur Terre, pour rendre à leurs parents
vivants des visites pas toujours amicales. Se déguiser d’une façon effrayante
est donc le meilleur moyen de passer auprès des revenants pour l’un des leurs,
de même que laisser de la nourriture aux portes attire leurs bonnes grâces et
les dissuadent d’investir votre maison ou de saccager vos récoltes.
Avec la conquête romaine, le Samain se combine
naturellement aux célébrations romaines du mois d’octobre. Lorsque la Toussaint
(1er novembre) et le Jour des morts (2 novembre) sont définitivement
établis, respectivement en 840 et 1048, le Samain se fixe au 31 octobre , qui deviendra
plus tard l'Halloween.
En 1845-1847, une terrible famine, causée par la maladie
de la pomme de terre, s’abat sur l’Irlande. Les Irlandais émigrent en masse
vers les États-Unis et apportent avec eux l'Halloween, une célébration maintenant
résolument fédératrice, festive et familiale. Ce sont en effet les enfants qui
ont pris le relais, arpentant les rues costumés en personnages sinistres,
réminiscence des mauvais esprits : sorcières, démons, et autres vampires…
Pendant que
leurs enfants chassent la confiserie, les parents irlandais, eux, découvrent
avec bonheur la citrouille américaine, qui remplace avantageusement les navets
et autres rutabagas qu’on utilisait au pays pour la confection des
Jack-O-Lantern : les légumes, munis d’une braise incandescente éclairant
de l’intérieur un visage grimaçant creusé dans l’écorce, étaient placés devant
la maison pour repousser les esprits ressuscités par la magie de l'Halloween…
Reine de la
fête : la citrouille...
La citrouille est désormais le symbole de la fête de
Halloween. Elle est originaire
d’Amérique du Nord, où on la cultive depuis plus de 5 000 ans. Consommée
alors en grandes quantités chez les Amérindiens, elle était également utilisée
pour façonner des récipients, des instruments de musique (ancêtres des
maracas), des bibelots (on peint déjà des visages sur son écorce).
" Trick or Treat "
un mauvais tour ou une
douceur…
Cette tradition remonte au début du siècle dernier. Après avoir préparé la fête
pendant presque tout le mois d'octobre, les enfants se déguisent et se
maquillent pour aller envahir ensuite les rues et constituer leur butin de
friandises en frappant aux portes. Les maisons signalées par une citrouille
éclairée indiquent qu'il y a quelque chose à recevoir... si elle est éteinte,
pas de chance !
Aujourd’hui, l'Halloween est essentiellement la fête des enfants. Ils se
déguisent, encore en diables, fantômes, sorcières, vampires, et squelettes,
etc. Les maisons sont décorées aux fenêtres et aux portes, toujours en rapport
avec la coutume, de chauves-souris, chats noirs, hiboux, sorcières, mais
surtout de potirons sous toutes ses formes. Les enfants, en groupe, vont de
portes en portes, réclamant bonbons et friandises.